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L’Arena à Orléans, Parlons-en ! Lettre ouverte aux Orléanais(es)

L ‘ARENA A ORLEANS – PARLONS-EN !

Lettre ouverte aux Orléanais(es)

Vous connaissez la détermination du maire, depuis plus de 3 ans, pour construire une Aréna sur le site Famar (au sud de la Loire et en bordure de la RD2020).

Malgré toutes les incertitudes sur le contenu et sur le financement de cet énorme projet, Monsieur le maire a décidé qu’il sera mis en œuvre.

Monsieur le maire, très attaché à la « participation citoyenne », pourrait mettre ce projet réellement sur la place publique et traduire ainsi en acte son attachement à la « participation citoyenne » :

  • Parce qu’il engage budgétairement les trente prochaines années

  • Parce que le contribuable doit pouvoir apprécier toutes les conséquences financières d’un tel projet

3 enjeux majeurs orientent la réflexion et la conclusion.

1er enjeu : La Ville d’Orléans peut-elle supporter un tel projet ?

Une Aréna, c’est quoi ?

  • Un concept européen de salle multifonctionnelle (comme Bercy à Paris), de très grande capacité, pour de grands spectacles sportifs (handball, volley, basket, escrime, gymnastique, judo, sabre) ou culturels.

  • Pour Orléans, il s’agit de 10000 places pour une centaine de manifestations par an (soit environ 2 par semaine).

Les coûts de construction et de fonctionnement doivent-ils être supportés par une ville dont la taille est inférieure à 120 000 habitants ?

  • A titre de comparaison, l’Aréna de Montpellier (270 000 hab.) a des difficultés (fréquentation) et Bordeaux (260 000 hab.) a renoncé à l’Aréna.

  • En Europe, la plupart des villes équipées sont beaucoup plus peuplées qu’Orléans.

Cela veut dire que l’investissement ici aurait d’autant plus d’impact sur le budget de la ville, et donc sur les contribuables.

  • Comment dès lors garder la charge d’un Parc des expositions et d’un Zénith qui sont déjà sous-utilisés ?

  • Comment moderniser en même temps les installations sportives existantes, comme le demandent les associations sportives ?

  • Comment répondre aux priorités sur le plan social ou culturel dans une période difficile où les dotations de l’Etat vers les collectivités diminuent, sans augmenter la fiscalité locale ?

2ème enjeu : Le financement 

Le montage financier repose sur des hypothèses d’aides publiques et sur un partenariat public privé (« PPP »).
Les aides publiques :

  • l’Etat a remis en cause les 20 M€* espérés et a demandé en préalable à sa réponse que le projet soit cohérent et concerté (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).

  • Le Conseil général envisageait 12 M€* : cette subvention est conditionnée à celle de l’Etat et la situation financière du Département s’est dégradée.

  • Enfin le Conseil régional a soumis à 3 conditions une première enveloppe de 4M€ (12 au départ) avec un ultimatum au 30 juin 2013…

–> Dans ces conditions, il pourrait manquer 44 M€* par rapport à l’estimation budgétaire initiale (105 M€*).

Le partenariat public privé (PPP) est la formule retenue :

  • le consortium privé retenu (Bouygues / Caisse d’Epargne) avancerait les fonds nécessaires pour la construction et assurerait l’exploitation de l’Aréna.
    En contrepartie ce consortium
    demande à la ville un loyer annuel prélevé sur son budget pendant trente ans.
  • A l’issue du contrat, la commune deviendra propriétaire des installations.

Dès lors beaucoup de questions se posent sur les plans financier et contractuel :

  • Quel sera le montant du loyer annuel à la charge de la ville (comprenant les trois volets : organisation des manifestations, maintenance des installations et investissement immobilier) ?

  • Quelles sont les obligations du consortium en termes d’entretien du bâtiment ? d’évolution des installations ? de production d’événements sportifs, culturels et autres ?

  • Qui assume le dépassement, éventuel, du montant du coût de construction ?

  • Quelles sont les conséquences financières pour la ville si la fréquentation était inférieure aux prévisions indiquées dans le contrat ?

  • Dans le cas où le loyer serait variable, quelles seraient alors les clauses d’indexation ?

Dans l’économie initiale du projet, le loyer annuel pour la ville était de l’ordre de 3M€, mais comme on l’a vu les hypothèses sont moins bonnes aujourd’hui !

3ème enjeu : Quid des infrastructures de circulation et d’accueil ?

Quel est le temps d’arrivée et de sortie quand il y a 10 000 personnes ?

  • Sans transport en commun à proximité, avec des axes embouteillés aux heures de pointe?

  • Quel est en particulier l’impact sur les autoroutes et les entrées dans l’Agglo et la ville?

Infrastructure hôtelière ?

  • Quelle est la capacité hôtelière de la ville ? Est-elle en adéquation avec le nombre de spectateurs prévus lors des grandes manifestations ?

Investissements complémentaires :

  • Acquisition du site FAMAR

  • Aménagement des parkings et voies d’accès

  • Requalification éventuelle de la rive sud de la Loire

En conclusion :

Le Président de la Cour des Comptes vient de demander aux acteurs publics de remettre en cause leur manière d’engager la dépense publique en France.

Nous avons, en tant que citoyen et contribuable, un rôle à jouer dans cet objectif.

Nous vous appelons à demander au maire l’arrêt de sa campagne publicitaire en faveur du projet et d’exiger un véritable dialogue pour entrer rapidement dans le vif du sujet.

Entrer dans le vif du sujet, c’est :

  1. Présenter objectivement TOUS les coûts  autour du projet : Aréna, infrastructures, moyens de déplacement.

  2. Présenter l’impact financier exhaustif pour les contribuables orléanais.

Pour en savoir plus et échanger, nous vous invitons à consulter notre site : www.mouvementdemocrate45.fr

et à nous faire part de vos observations: contact@modem45.net

Pas de chèque en blanc : ce projet vous appartient. Et un référendum local, pourquoi pas?

Bernard Lefèvre, Président du MoDem 45 (février 2013)


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