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« La réorganisation de la filière forestière française constitue un formidable défi »

 

 

 

Lien pour profiter du reportage de France3 : ici.

« Quand vous achetez français, vous achetez aussi pour vous ». Dès son arrivée en plein cœur de la forêt d’Orléans, François Bayrou a mis en avant sa volonté de produire et de consommer français, l’un de ses chevaux de bataille de cette campagne électorale. La journée était consacrée à l’avenir de la filière bois, qui connaît bon nombre de turpitudes depuis quelques années.

Accueilli par les principaux acteurs de la filière, François Bayrou a « pris de la hauteur » au sens propre comme au figuré, contemplant les beautés et les richesses de nos forêts depuis un observatoire. « Comment se fait-il que nous ayons la troisième forêt d’Europe en terme de superficie, derrière la Suède et la Finlande, et que nous ne soyons pas capable de tirer profit de cela ? » s’est désolé le candidat à la présidence de la République. Le domaine de la plantation, notamment, fait véritablement office de « parent pauvre » de la politique forestière française. « Le fait que nous ne plantions plus d’arbres dans nos forêts est à la fois un drame économique mais aussi un drame écologique », a déploré François Bayrou.

Le député des Pyrénées-Atlantiques, très à l’écoute des acteurs de la filière qu’il exhorte à avancer des pistes de réflexion qu’il pourrait éventuellement reprendre à son compte, s’est étonné que la politique forestière de nos voisins ne connaissent pas les mêmes dégradations : « Nous avons la même monnaie que l’Allemagne, qui s’enrichit chaque année dans l’exploitation de ses forêts, alors que cette filière était déficitaire en Allemagne il y a 30 ans », explique François Bayrou pour tenter de cerner les racines du mal. Après ce constat sans concession, le candidat à la présidence de la République a avancé des solutions : « Ce que nous n’avons pas su faire, à la différence de nos voisins, c’est de mettre en place des stratégies de filière, que ce soit pour le bois ou d’autres domaines. Notre salut passe par là, nous devons à tout prix développer ces stratégies », a-t-il jugé.

Interrogé ensuite sur la mise en place d’un ministère dévolu à l’aménagement et à la gestion des forêts, François Bayrou a préféré proposer une alternative : « Comme vous le savez, je suis contre la multiplication des ministères, je pense donc qu’une direction stratégique des forêts serait plus opportune », a souligné le député des Pyrénées-Atlantiques.

« Depuis que nous utilisons du bois français, notre chiffre d’affaire a explosé »

Après la théorie, place à la pratique par la visite d’une usine qui met « le bois français » au cœur de sa stratégie. L’entreprise Bellier, située à quelques encablures de la forêt d’Orléans, dans la petite localité de Faye-les-Loges fabrique des escaliers depuis une trentaine d’années.

Cette PME, d’une quarantaine de salariés, produit l’équivalent de 60 m3 de bois par mois. Sous le regard bienveillant de François Bayrou, le responsable de l’usine, M.Poisson, a déroulé l’historique de l’entreprise : « Nous avons commencé avec du bois exotique mais depuis que nous utilisons du bois français, notre chiffre d’affaire a littéralement explosé ». Une constatation qui déclencha immédiatement le sourire bienveillant du candidat à la présidence de la République. « Cette entreprise nous donne des raisons d’espérer et la restructuration de la filière bois française est un formidable défi », a analysé un François Bayrou définitivement à l’aise sur le sujet au point qu’il disserta sur les différents types de bois : « Ces éclaircies, ce sont des bois de chauffage ? », a-t-il demandé aux professionnels qui ont acquiescé, impressionnés.

Lien pour profiter du reportage de France3 : ici.

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