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Srako le bilan
 

Les résultats de Nicolas Sarkozy : mise en perspective, analyse de la cohérence, réflexion sur les valeurs


 Commentaires sur les résultats de Nicolas Sarkozy : mise en perspective, analyse de la cohérence, réflexion sur les valeurs

par Dominique Legrand-Borbeau à partir d’articles disponibles sur internet

                                                                                                                                                                                                                Les citations du Président N. Sarkozy sont entre « …. »  et soulignées

Déficits public

« La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit .»

En 2006 la dimension de la dette était connue. Avant même le déclenchement de la crise mondiale les déficits publics augmentent et la promesse d’équilibre budgétaire devient obsolète. En juin 2007, Nicolas Sarkozy obtient de Bruxelles un report d’un an du délai de retour à l’équilibre budgétaire. Alors que le 1 er ministre avait déjà déclaré que la France était en faillite ! Où en était alors la règle d’or ? et le respect du traité ? pourquoi fallait-il, à ce moment, négocier ce délai ? et c’est maintenant que la nécessité de cette règle d’or réapparait dans le programme du Président !

La réforme de la retraite

Le recul de l’âge minimum de départ à la retraite de 60 à 62 ans va principalement concerner ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui sont, pour la plupart, peu qualifiés. A l’âge de 60 ans, ces salariés sont, soit encore dans l’emploi, soit au chômage. Aussi ont-ils, soit « sur-cotisé » à l’assurance vieillesse (puisqu’ils disposent largement de la durée de cotisation requise pour le taux plein), soit de très faibles opportunités de retrouver un emploi. Dans les deux cas, il semble particulièrement injuste de repousser l’âge auquel ils pourraient partir à la retraite.

De même, le recul de l’âge du taux plein de 65 à 67 ans va concerner majoritairement des femmes peu qualifiées qui se sont engagées très jeunes dans la vie active, qui ont interrompu leur carrière pour s’occuper de leurs enfants et qui attendent l’âge du taux plein pour faire valoir leurs droits à la retraite. Ce taux plein ne leur permet cependant pas d’obtenir des pensions mirobolantes puisque ces dernières restent calculées au prorata de la durée de cotisation.

L’injustice faite à la France qui a travaillé tôt : relever ces deux âges légaux est encore plus injuste quand on prend en considération que cette réforme impacte des salariés dont la durée de vie est en général, du fait de leurs conditions de travail, plus faible que la moyenne.

Gouvernement resserré

« Si je suis élu, mon gouvernement sera limité à 15 ministres pour être plus efficace. »

A chaque remaniement, le gouvernement a grossi de nouveaux secrétaires d’Etat jusqu’à compter 40 membres, En novembre 2010, Sarkozy réduit son équipe à 30 membres, et allège la taille des cabinets. En février 2011, Le gouvernement remonte à 33 membres. Il fallait un secrétariat aux Français de l’Etranger qui éliront leurs premiers députés en juin 2012…

Institutions

Le mandat de cinq ans : en 2000 les Français ont ratifié par référendum la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans ; Impact de cette réforme : certains estiment qu’elle renforce le caractère présidentialiste des institutions au détriment du Premier ministre, ne serait-ce que par le rythme nouveau qu’elle donne au calendrier politique.

http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/veme-republique/transformations/quinquennat.html

« Je défendrai la 5ème République, il n’y aura pas de nouvelle République »

Effectivement il n’y a pas encore eu de proposition d’une nouvelle République. Néanmoins, la Loi constitutionnelle du 23 Juillet 2008 est la plus importante réforme constitutionnelle de l’histoire de la 5ème République. 35 articles de la Constitution ont été modifiés, 9 ont été ajoutés. C’est donc la moitié de la Constitution qui a changé. En ce sens le Président Sarkozy n’a pas défendu la Constitution de la 5ème République telle qu’il la trouvée en arrivant puisqu’elle a significativement changé depuis son élection.

 « Je vous associerai au choix des réformes…10% du corps électoral pourra demander au Parlement de se prononcer sur un texte de loi »

Article 11 de la Loi constitutionnelle du 23 Juillet 2008 « Un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi ».

Cette promesse n’est pas tenue puisque depuis juillet 2008 la loi organique n’a toujours pas été publiée donc impossibilité d’appliquée cette loi. De plus cette loi ne sert pas à grand chose puisque après avoir passé la barrière des 10% des inscrits ( c’est énorme par rapport à l’Italie 1%, la Suisse ou les Landers en Allemagne), puis celle du 1/5eme des parlementaires il suffit que le parlement étudie ce projet de référendum pour qu’il tombe dans les oubliettes car une simple étude du dossier peut être considérer comme suffisant !

Accès à la propriété

« Depuis des années, on vous dit qu’on ne peut rien contre la crise du logement. (…) Je veux permettre à chaque ménage d’être propriétaire, parce que la propriété est le rêve  de chacun d’entre nous.»

En 2007, le candidat Sarkozy voulait une France de propriétaires.

« Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement

C’est le crédit hypothécaire, vanté quelques semaines seulement avant la gigantesque crise des subprimes aux Etats-Unis.
Votées dès 2007, les premières mesures de soutien à la propriété, via la défiscalisation des premières années d’intérêts d’emprunts sont supprimées en octobre 2010 . La France manque de logements, pas de crédits immobiliers. Cette défiscalisation a entretenu une bulle financière.

Afrique

« Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d’aider les gouvernements corrompus, en mettant en place une Union méditerranéenne avec les pays du Sud, en donnant la priorité à l’Afrique. Je m’intéresse à l’Afrique et je la respecte. »

Le 26 juillet 2007, Nicolas Sarkozy a prononcé l’un des discours les plus humiliants à l’égard de l’Afrique. Son « homme africain » n’était « pas assez entré dans l’histoire.» Son Union pour la Méditerranée lui a permis d’honorer un 14 juillet Bachar el-Assad, le boucher syrien dont on soutient, qu’à l’époque, il était devenu fréquentable !

Laïcité

Un exemple en 2009 en matière d’atteinte  supplémentaire à la laïcité en France. Le Président vient d’abolir, de fait, une loi de 1880 qui enlevait aux établissements catholiques le droit de distribuer des diplômes en France. En effet, le décret n 2009-427 paru au journal officiel du 19 avril légalise les diplômes issus du saint siège

La diplomatie française :

la parole du Président français bafouée par son ministre de l’intérieur

1er août 2005, Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur rencontre l’ambassadeur Craig Stapleton et le conseiller économique du président Bush, Allan Hubbard.  « Sarkozy a exprimé son admiration pour le président Bush, écrit l’ambassadeur. Sarkozy a dit que, comme le président [Bush], lui aussi mettait un point d’honneur à tenir sa parole et à affronter honnêtement les problèmes réels de son pays. »

Le ministre de l’intérieur n’hésite pas à critiquer la position diplomatique française devant des officiels étrangers. « Sarkozy s’est lamenté de l’état troublé des relations entre les Etats-Unis et la France au cours des dernières années, écrit le diplomate. Affirmant que c’est quelque chose que lui ‘ne ferait jamais’, il a évoqué l’utilisation, par Chirac et Villepin, du veto de la France au Conseil de sécurité [de l’ONU] contre les Etats-Unis en février 2002 [sur l’invasion de l’Irak] comme étant une réaction injustifiable et excessive. »

(courrier international)

Assistés

La Loi de Finances rectificative pour 2011, la quatrième du nom, a été publiée le jeudi 29 décembre au Journal officiel.

Dans ce décret, qui fait partie de la Loi de Finances rectificative, on remarque une série d’autorisations d’engagements annulées. Il en paraît beaucoup au JO, notamment dans les trois derniers mois de l’année civile, pour équilibrer le budget général.

Le total des crédits annulés sur ce tableau s’élève à un milliard et demi d’euros, précisément à 1.478.365.076€. Dont 153.404.802€ au titre de la «Lutte contre la pauvreté: revenu de solidarité active et expérimentations sociales» et 254.970 ponctionnés à la ligne «Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative», soit un total de 153.659.772€ au ministère en charge de la Solidarité, de l’Insertion et de l’Égalité des chances.

C’est donc sur les budgets de la solidarité que l’État a réalisé 10,4% de ses économies de fin d’année.

Ils sont 1,6 million de fauchés qui renoncent à affronter les démarches pour le toucher. Soit par découragement, soit par manque d’information… soit par choix.

Le discours sur le «cancer» des assistés donne à réfléchir : Non, les pauvres ne pompent pas les finances de l’Etat jusqu’à la moelle. C’est le très officiel rapport du Comité national d’évaluation sur le RSA, remis ce 15 décembre à Roselyne Bachelot, qui le démontre. Plus de 1 million de foyers qui vivotent avec quelques heures de boulot et pourraient donc toucher un complément de salaire via le RSA « activité » ne le réclament pas. Un million ! Soit les deux tiers des ayants-droit
Idem pour les chômeurs en fin de droit. Ils sont 1,8 million qui ne bossent pas du tout et pourraient bénéficier d’un RSA complet. Mais plus d’un tiers – 650.000 – ne le demandent pas. Et ils y perdent : pas vraiment gloutons, ces pauvres laissent ainsi filer 249 euros par mois en moyenne. «On est loin du discours selon lequel les gens grappillent un maximum d’aides», ironise Nicole Maestracci, représentante des associations au sein du Comité national d’évaluation.

Principale raison de ce manque d’entrain : le RSA est une sacrée usine à gaz, pas bien connue et beaucoup plus compliquée que le RMI, qu’il a remplacé en 2009. La moitié des travailleurs précaires ne savent pas qu’ils peuvent cumuler boulot et RSA, révèle le rapport. L’étude est carrée : 3.500 personnes ont été interrogées individuellement. Et les résultats méritent d’être connus et diffusés.

Parmi les nombreux foyers qui ne réclament rien, beaucoup ne le font pas par ignorance mais par choix. Quatre sur dix préfèrent «se débrouiller autrement». Et près de 30% d’entre eux y renoncent «par principe», parce qu’ils n’ont «pas envie de dépendre de l’aide sociale ou de devoir quelque chose à l’Etat». Un chiffre pas franchement claironné par nos politiques.

Économies pour l’État : 5,3 milliards d’aides non distribuées en 2010 ! «C’est une économie sur le dos des pauvres», râle Martin Hirsch, l’inventeur du dispositif. Il réclame «une vaste campagne d’information», mais l’État n’est pas pressé. Le RSA a coûté 7 milliards l’an dernier. Alors, ajouter 5 milliards en temps de crise…

le RSA n’est pas la seule prestation dédaignée. Trop compliquées ou mal connues,  d’autres aides ne sont pas réclamées. Ce phénomène, ignoré, est tellement fréquent que l’Observatoire national de la pauvreté y consacrera un colloque le 12 mars prochain. Le talent de nos têtes pensantes à monter des labyrinthes administratifs est en effet infini. Et décourageant à souhait. Près de 400.000 personnes qui pourraient avoir droit à une couverture complémentaire gratuite (CMU-C) s’en dispensent. Pour l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS), c’est encore mieux : 80% de non-réclamations. Idem pour les tarifs sociaux du gaz ou de l’électricité.

Les fauchés ne se pressent pas non plus aux guichets des caisses d’allocations familiales (CAF) : «Pour 1 euro de fraude, il y a 3 euros de rappel de prestations non versées au départ», souligne Philippe Warin. Et ces rappels ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan des prestations à jamais perdues. «Du coup, on a du mal à sensibiliser les collectivités ou l’administration sur le sujet.

Depuis 2009, les CAF passent au peigne fin 10.500 dossiers par an pour détecter les fraudes. «On pourrait en profiter pour repérer les allocations non réclamées, explique notre sociologue. Mais la Caisse nationale a refusé.»

Niches et immobilier : suppression du dispositif Scellier

Lundi 7 novembre 2011, seulement deux mois et demi après l’annonce des premières mesures d’austérité, le gouvernement dévoile une seconde étape du plan de rigueur qui touche la France. L’immobilier est encore fortement impacté. L’une des mesures phares qui concernent le marché immobilier est la suppression de la loi Scellier fin 2012.

Le dispositif Scellier fait partie des niches fiscales jugées très coûteuses par la cour des Comptes. Si encore elle était efficace pour lutter contre les problèmes de logement, cela serait encore acceptable mais ses effets sont très limités et provoquent même des conséquences néfastes sur les prix de l’immobilier.

La TVA sociale

Le chef de l’Etat nous explique récemment que le mot TVA sociale « n’avait aucun sens ». « Jamais vous ne m’avez entendu le prononcer », ajoutait-il. (intervention télévisée janvier 2012)
Et pourtant…des dates : juin 2006 dans son discours d’Agen, repris à peu près dans les mêmes termes en Indre-et-Loire, en juillet de la même année, puis la conférence de presse du 2 avril 2007 (« Je veux taxer la pollution et expérimenter la TVA sociale« ,  Le point culminant a été atteint après l’élection, lors des rencontres parlementaires du 20 juin 2007. Nicolas Sarkozy entre dans le détail (TVA sociale citée 6 fois et présentée comme parade à la délocalisation citée 7 fois).

Pourquoi n’être pas passé aux actes dans une période où il fallait justement lutter contre le chômage ; pourquoi passer en urgence juste avant les élections ?

Engagement de suppression ou non augmentation des Impôts

Depuis 2007, près de 40 nouvelles taxes et suppressions de niches fiscales.

A lire sur http://www.impots-economie.com/toutes-les-taxes-de-sarkozy/

Représentativité syndicale : la loi inapplicable ?

Par Marc Landré le 8 janvier 2012 (lire la suite sur son blog)

Dernière ligne droite pour la réforme de la représentativité syndicale. Dans un an, toutes les entreprises de plus de dix salariés devront avoir organisé des élections du personnel selon les nouveaux critères en vigueur depuis le 1er janvier 2009 : ne seront habilités à siéger à la table des négociations et à signer des accords collectifs avec l’employeur que les représentants ayant dépassé 10% des voix. Depuis le début du cycle électoral, le Haut conseil du dialogue social – qui centralise les résultats et les agrège pour déterminer quelle centrale sera représentative au niveau national (la barre a été descendue à 8%) – a reçu 373 817 procès verbaux d’élections, selon le dernier décompte disponible. Un certain nombre de PV devrait parvenir cette année au centre de traitement pour permettre au Haut conseil de trancher. Enfin si les résultats qu’il présentera sont valables. Ce dont doute fortement la CFTC… Explications.

Menacée d’être exclue en 2013 du paysage syndical, la centrale chrétienne ne cesse de tirer à boulets rouges sur le traitement de PV. « On a monté une usine à gaz et on ne pourra pas mesurer de manière fiable l’audience des organisations au niveau national », plaide Philippe Louis, son président. « Sur les 350 000 procès-verbaux d’élections déjà remontés [au 1er mars 2011], 200 000 sont inexploitables et on recense 600 000 anomalies, abonde Joseph Thouvenel, l’un de ses vice-présidents. C’est du grand n’importe quoi, un coup monté pour nous faire disparaître. La démocratie est bafouée et on refusera, en allant devant les tribunaux, que notre représentativité soit contestée sur la base de données non fiables. »

Là encore, le ministère du Travail ne nie pas le problème, mais le minimise… sans toutefois rassurer. « C’est effectivement une anomalie mais tout est sous contrôle, il n’y a pas d’inquiétude à avoir », rétorque un proche de Xavier Bertrand.

POLE EMPLOI : pour relativiser les éloges

Source : alternatives économiques 02/2012 pour deux exemples, entre autres

communiqué de l’Union Régionale des Organismes de Formation, l’UROF. Sur une situation contestable

Sur presque 80 lots proposés en Ile-de-France, la moitié a été attribuée  à des organismes n’ayant aucune activité, existence ou expérience quelconque à ce jour sur le territoire francilien. Parmi ces organismes, nous notons l’entrée particulièrement importante de deux organismes de la région PACA, ESCCOM et INITIATIVE,  qui remportent à eux seuls au total le quart des lots, sur tout type de prestations

Ces organismes attributaires n’ont au moment où ils sont retenus par Pôle emploi en Ile-de-France strictement aucune existence, ni ancrage, ni maillage professionnel, et pas plus de locaux, dont on sait que dans cette région ils sont difficiles à trouver et d’un coût élevé, ni de  personnel qualifié.

Mais c’est leur pari sur des prix très bas qui leur a permis d’obtenir ces marchés et d’en évincer les intervenants habituels n’est tenable qu’au prix de cette déqualification et cette précarisation d’emplois que par ailleurs chacun souhaite voir tenus par des personnes compétentes, capables de mener à bien dans de bonnes conditions cette mission complexe d’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Pôle emploi porte une lourde responsabilité dans cette déstructuration du réseau d’opérateurs franciliens : la volonté de faire baisser à tout prix les coûts, sans s’interroger sur la fiabilité des propositions retenues aboutit à faire intervenir, massivement, des opérateurs qui ont tout à mettre en place en quelques semaines

Mais on connaît déjà les perdants de ces pratiques, les demandeurs d’emploi qui ne bénéficieront pas, lorsqu’ils sont envoyés pour leur suivi à un opérateur, de la qualité du travail  d’accompagnement qu’ils sont en droit d’attendre. On voit bien que malgré le vocabulaire de certains, ils ne sont pas considérés comme des “clients”. D’ailleurs ont-ils le choix ?

Un autre exemple en Bretagne

À la suite d’un appel d’offres, Pôle Emploi Bretagne a retenu une entreprise de Montpellier, pour sous-traiter certains accompagnements et formations destinés aux demandeurs d’emploi au lieu du groupement d’acteurs locaux, comme cela avait été le cas au cours des années précédentes.

Avoir retenu quelqu’un qui n’a pas de bureau en Bretagne paraît déjà aberrant. Plus on nous parle de territoires, moins on en tient compte.

l’entreprise retenue publie des offres d’emploi sur le site de Pôle Emploi pour recruter des intervenants annonçant un salaire de 25€/h, en Bretagne.

(nous connaissons tous des demandeurs d’emploi  qui ont une image négative de pôle emploi)

 

Valeurs : citations du discours de Latran 20/12/2007

« …Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. […] »

(Mais de qui et de quoi le Président de la République parle-t-il ?)

Et pour avoir d’autres points de vue : un article écrit par Eric Le Boucher est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste, chef de service, chroniqueur économique au journal Le Monde, il est depuis 2008 directeur de la rédaction d’Enjeux-Les Echos. Il est l’auteur d’«Economiquement incorrect».

http://www.slate.fr/story/les-r%C3%A9formes-de-sarkozy-sont-elles-rat%C3%A9es

Liste des nominations

qui viennent « compenser » la nomination des socialistes MIGAUD et JOUYET:

Mai 2007 :

– Laurent Solly ex chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur et ex directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 est parachuté directeur général adjoint de TF1

Juin 2007 :

– Philippe Douste-Blazy ancien ministre UMP est nommé conseiller, chargé de mission auprès du président de la République

– Dominique Paillé est nommé conseiller auprès du Président de la République et promu secrétaire général adjoint de l’UMP puis nommé porte-parole de l’UMP.

Janvier 2008 :

– Patrick Stefanini, ex Directeur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995 est nommé secrétaire général du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire auprès de Brice Hortefeux

Février 2008 :

– Philippe Douste-Blazy ancien ministre UMP et chargé de mission auprès du président de la République est nommé conseiller spécial chargé des sources novatrices de financement du développement, auprès du Secrétaire Général des Nations Unies.

– Dominique Richard, député UMP est nommé nommé Commissaire à la CNIL

– Patrick Ollier député UMP (ministre actuellement), est nommé au Conseil d’administration de la SNCF « en raison de ses compétences ».

– Jean-Paul Emorine sénateur UMP, est nommé au Conseil d’administration de la SNCF « en raison de ses compétences ».

Avril 2008 :

– Jacques Barrot ex président du nouveau groupe UMP à l’Assemblée nationale (jusqu’en 2004), est nommé au poste de commissaire à la Justice, à la Liberté et à la Sécurité au sein de la commission européenne.

– David Martinon ex porte parole de de la présidence de la République est nommé consul général de France à Los Angeles

Juillet 2008 :

– Emmanuelle Mignon ex directrice du cabinet du président de la République Nicolas Sarkozy, est nommée conseillère auprès du président de la République, chargée des « états généraux de la presse », puis de la réforme territoriale.

Octobre 2008 :

– Pierre Mariani, ex directeur de cabinet du ministre du budget Nicolas Sarkozy (1993-1995), est nommé en à la tête de la banque franco-belge Dexia.

 Février 2009 :

– François Pérol ex secrétaire général adjoint de la présidence de la République est nommé à la tête du groupe Banques Populaires / Caisses d’Epargne

Avril 2009 :

– Patrick Stefanini, ex Directeur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995 et ex secrétaire général du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire auprès de Brice Hortefeux est nommé Préfet de de la région Auvergne, préfet du Puy-de-Dôme.

Juillet 2009 :

– Boris BOILLON ex conseiller diplomatique de M. Nicolas SARKOZY, alors Ministre de l’Intérieure puis Conseiller « Afrique du Nord, Proche et Moyen Orient » à la Présidence de la République en mai 2007, est nommé Ambassadeur de France en Irak

Août 2009 :

– Roger Karoutchi sénateur UMP est nommé au poste d’ambassadeur représentant permanent de la France près l’OCDE

Octobre 2009 :

– Jean-Pierre Raffarin sénateur, ex premier ministre est nommé  représentant personnel du président de la République pour la Francophonie

Décembre 2009 :

– Christine Boutin, ancienne ministre UMP est nommé chargée de mission en charge d’études portant sur « les conséquences sociales de la mondialisation ».

Février 2010 :

– Hubert Haenel, sénateur UMP du Haut-Rhin nommé au Conseil Constitutionnel

– Jacques Barrot nommé au Conseil Constitutionnel

Avril 2010 :

– Bruno Beschizza ex syndicaliste commandant de police, élu conseiller général UMP, est nommé sous-préfet hors cadre

Octobre 2010 :

Nominations au Conseil Économique Social et environnemental :

– Raymond Soubie ex conseiller social de Nicolas Sarkozy

– Jean-Paul Delevoye, ex médiateur de la République –> Président du Conseil Économique et Social

– Hugues Martin,  bras droit d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux

– Pierre Charon, ex conseiller de Nicolas Sarkozy

– Yves Urieta, ancien maire socialiste de Pau a rallié Nicolas Sarkozy et la majorité avec la Gauche moderne

– Jean-Marie Geveaux, ancien député UMP du Mans

– Christian Corne, conseiller général UMP de Vichy-Sud

– Guillaume de Russe, conseiller général UMP de Montmorillon

– Ange Santini, maire de Calvi, ancien président du conseil exécutif de Corse de 2004 à 2010

– Hugues Martin, ancien député-maire UMP de Bordeaux (2004-2006), bras droit d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux

– Claire Gibault, chef d’orchestre renommée, après avoir rejoint François Bayrou en 2004 elle rejoint Jean-Marie Cavada et le Nouveau Centre

– Hervé Marseille, maire et conseiller général Nouveau centre de Meudon

– Annick du Roscoat, ancienne présidente du CNI (2000-2009),

– Jean-Claude Etienne, sénateur UMP de la Marne

– Raymond-François Le Bris, haut-fonctionnaire très proche de Giscard d’Estaing

Autres nominations d’octobre 2010 :

– Alain Lambert ex sénateur UMP a été nommé conseiller-maître à la Cour des Comptes,

– Arno Klarsfeld ex candidat UMP aux législatives par ailleurs nommé par Nicolas Sarkozy (ministre de l’intérieur) en juin 2006 médiateur national concernant les expulsions d’enfants, est nommé conseiller d’Etat en service ordinaire

Décembre 2010 : 

– Rama Yade est nommée ambassadrice, déléguée permanente de la France auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco)

Janvier 2011 :

– Dominique Paillé, ex secrétaire général adjoint de l’UMP et porte-parole de l’UMP est nommé président du Conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii)

– Dominique Richard, député UMP est nommé médiateur du CSA

– Patrice Gélinet, ex patron de France Culture et ancien militant dans le mouvement d’extrême-droite Occident. aux côtés d’Alain Madelin et de Gérard Longuet est nommé membre du CSA

– Nicolas About ex sénateur Modem et Président du groupe Union centriste au Sénat ayant rallié Valérie Pécresse lors de régionales de 2010, est nommé membre du CSA

– Boris BOILLON ex conseiller diplomatique de M. Nicolas SARKOZY, alors Ministre de l’Intérieure puis Conseiller « Afrique du Nord, Proche et Moyen Orient » à la Présidence de la République en mai 2007, puis Ambassadeur de France en Irak, est nommé Ambassadeur de France en Tunisie.

Avril 2011 :

–  Jean-Michel Drevet, ex directeur de cabinet au ministère chargé de l’Industrie, Christian Estrosi est nommé Préfet des Alpes-Maritimes

– Alain Perret, ex directeur de la sécurité civile au ministère de l’Intérieur est nommé Préfet du Haut-Rhin

– Patrick Stefanini, ex Directeur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995, ex secrétaire général du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire auprès de Brice Hortefeux est nommé préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, et préfet de la Gironde, là où Alain Juppé, dont il a été longtemps le collaborateur à Matignon et au RPR, est maire de Bordeaux.

Juin 2011 :

– Dominique Baudis, Député européen UMP, est nommé Défenseur des droits

Septembre 2011 :

– Renaud Muselier, Député UMP est nommé à la tête de l’Institut du monde arabe

Octobre 2011 :

– Dominique Richard, député UMP est nommé au au Conseil Économique Social et environnemental

Novembre 2011 :

– François Loos ex député UMP (Parti Radical) et vice-président du conseil régional d’Alsace est nommé au conseil d’administration de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) dont il prendra ensuite la présidence

Février / Mars 2012 :

– Jean-Luc Tavernier ex ancien directeur du cabinet d’Eric Woerth, sera nommé Directeur Général de l’INSEE

– Philippe Gustin ex directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel est nommé ambassaduer de France en Roumanie :

– Frédéric Péchenard : Patron de la Direction générale de la police nationale et ami d’enfance de Nicolas Sarkozy

– Bernard Squarcini : Patron de la Direction centrale des Renseignements généraux et proche de Nicolas Sarkozy

– Philippe Courroye : ex Procureur de la République au TGI de Nanterre et ami de Nicolas Sarkozy,

Ces 3 personnalités ont la particularité d’être soit mises en cause soit mises en examen dans l’affaire Woerth-Bettencourt.

Enfin comment de pas oublier l’affaire de l’EPAD – Établissement public d’aménagement de la Défense

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1 Commentaire

Merci pour tout ce travail de discernement…si, si.

Par laurence duval, le 4 mars, 2012