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« Les plus grandes violences faites aux femmes, ce sont les discriminations ! » Réagir Envoyer à un ami

Fadila Mehal, chargée de l’Intégration, de l’Égalité des chances et de la Lutte contre les discriminations au Shadow cabinet, déplore à la veille de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes que cette initiative « ne serve à rien ou presque ».

« Les femmes qui vont défiler, ce 25 novembre, ont raison d’avoir peur car tous les deux jours et demi, l’une d’entre elles va mourir sous les coups de son conjoint », a souligné Fadila Mehal. « Ce fléau, loin d’être éradiqué, est partout. Il frappe indifféremment toutes les classes sociales, ouvrier ou cadre et tous les territoires sont touchés, villes comme campagnes », a t-elle poursuivi.

« Le dernier sondage de l’IFOP, paru dans le JDD, montre l’ampleur de cette violence à l’égard des femmes était conséquente, puisque vingt-six pour cent des femmes interrogées s’estiment harcelées et douze pour cent disent avoir subi une agression sexuelle ». Pour répondre à « cette violence qui ne recule pas », la présidente des Marianne de la diversité appelle les pouvoirs publics à prendre « de vraies mesures et à rompre avec les « mesurettes » : « C’est une évidence que nous ayons besoin d’une loi-cadre sur le sujet, qui fasse évoluer notre arsenal juridique vers plus de fermeté pour les actes délictuels tels le viol », défend-t-elle.

« Le MoDem est aussi favorable à la création d’un observatoire sur le sujet pour quantifier objectivement cette violence et mesurer l’efficacité de nos politiques publiques. Mais face à ces violences qui se voient physiquement car elles laissent des traces, n’oublions pas les violences invisibles, plus sournoises, plus souterraines, qui sont liées aux discriminations », a t-elle ajouté. « Nous dénonçons par ailleurs ces violences et ces douleurs psychologiques qui tuent à petits feu les femmes en les l’excluant et en les dévalorisant du fait de leur sexe. Les femmes en France vivent quotidiennement ces discriminations directes et indirectes et ce n’est pas un hasard si quatre-vingt-quatre pour cent des femmes interrogées par l’Ifop assurent que leur première priorité est l’égalité salariale qui est loin d’être acquise », a t-elle constaté.

« La pédagogie a échoué, il faut changer de braquet. Des sanctions financières doivent désormais être envisagées pour toutes les entreprises qui ne respectent pas l’égalité entre les salariés. A ce titre, les entreprises publiques devront être exemplaires et on attend du ministre de la Fonction publique de l’audace pour que ses propositions aillent bien au-delà du congé parental. Il est temps de changer d’époque car la colère des femmes gronde », a t-elle conclu.

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