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Albertini
 

Pierre Albertini intègre l’équipe de campagne de François Bayrou

Pierre Albertini, l’ancien Maire centriste de Rouen, a annoncé qu’il soutiendrait François Bayrou pour l’élection présidentielle, dans une interview au Paris Normandie, lundi 21 novembre. Le professeur de droit à l’université de Rouen, contribuera notamment à la rédaction du projet.

Comment s’est passé votre rapprochement avec François Bayrou ?
Pierre Albertini : En fait, c’est intervenu en avril : il a lu mon livre (« La France est-elle gouvernable ? ») et a jugé qu’il n’y avait pas un papier de cigarette entre mes analyses et les siennes. Son directeur de cabinet m’a appelé tout de suite. J’étais en Corse. Après on s’est rencontré plusieurs fois et il m’a proposé d’intégrer son staff de campagne.

Vous avez hésité ?
Pierre Albertini : Je lui ai demandé un délai de réflexion. Je lui ai donné ma réponse fin mai. De toute façon, je n’appartiens à aucun mouvement politique. J’ai rompu avec l’UDF en 2007 et je ne suis pas membre du Modem.

En avril 2007, vous avez été le premier député UDF à rallier Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle. Votre différend avec François Bayrou sur la stratégie politique est-il levé ?
J’ai dit alors qu’il n’était pas possible qu’il abandonne 18 pour cent des voix, qu’il laisse en déshérence cet électorat-là. Je le maintiens mais 2012 n’est pas 2007. L’espoir de François Bayrou c’est d’être au second tour. S’il ne l’est pas, la stratégie sera de proposer, compte tenu de la gravité de la situation économique et financière de la France, des axes de gouvernement aux deux candidats du second tour. Ensuite, après une discussion collective, de se rallier à celui que nous jugerons le plus adapté à la situation. La situation va continuer à se dégrader. Il faut être capable de créer une sorte d’union nationale. François Bayrou va proposer cela de manière transparente (NDLR : sa déclaration de candidature est annoncée pour début décembre).

Vous avez donc voté Nicolas Sarkozy en 2007. Déçu ?
Je suis incontestablement un déçu du sarkozysme. Quand je vois Ségolène Royal et que j’imagine ce que cela aurait pu donner à la présidence de la République je ne regrette pas mon choix. Mais sur un bon nombre d’aspects, le bilan de Nicolas Sarkozy n’est pas convaincant.

Quel sera précisément votre rôle auprès de François Bayrou ?
Il m’a demandé d’intégrer l’équipe stratégique. Mon rôle c’est la rédaction et la coordination des discours, des grands messages et du projet. J’avais déjà rédigé le programme (législatif) de l’UDF en 2007. Là, il s’agit du projet du candidat, ce sera une candidature personnelle. Jusqu’à présent, il n’avait pas de « plumes ». J’en suis une. Pour l’instant, cela me mobilise une journée par semaine mais cela devrait bien sûr devenir plus intense au fur et à mesure de la campagne. Et puis je peux aussi travailler à distance.

Ce retour à la politique présage-t-il de nouvelles ambitions, nationales voire locales ?
Il s’agit plutôt d’un engagement ponctuel justifié par la gravité de la situation. J’ai expressément dit à François Bayrou que je ne cherchais rien. Il y a un temps pour tout. Et si j’avais des ambitions locales je l’aurais dit. Ce n’est pas du tout un biais pour revenir.

Quel est aujourd’hui votre regard sur la droite locale ?
Je suis très inquiet sur sa capacité à rebondir. (…/…) Il y a des candidats pour les prochaines échéances mais je ne suis pas sûr qu’ils soient à la hauteur des enjeux.

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