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« Je defends un modèle où l’économique sert le social »

François Bayrou s’est rendu à Salon-de-Provence, lundi 21 novembre, sur le thème de l’économie sociale et solidaire. Un déplacement qui s’est poursuivi à l’IEP d’Aix-en-Provence, pour un dialogue direct avec près d’un millier de citoyens.

C’est dans les Bouches-du-Rhône que le futur candidat à l’élection présidentielle a fait étape, lundi 21 novembre. Aux côtés de Jean-Luc Bennahmias, vice-président du Mouvement Démocrate et député européen, il s’est rendu à la rencontre des salariés et bénévoles de la fraternité salonaise.

Cette association de loi 1901 administre notamment une épicerie solidaire et un centre d’hébergement (CHRS). Elle accompagne dans leur réinsertion les citoyens les plus en difficulté, en situation « d’urgence sociale ». « L’économie, qui est un souci pour tout le monde, doit être repensée. De nouvelles formes doivent être prises en compte. L’économie sociale et solidaire, créatrice, productive et vivante, mais qui n’a pas comme seul but le profit, doit se voir reconnaître toute sa place », a analysé le leader centriste, qui défend « un autre modèle économique pour la France ».

« En 2007, j’avais axé une partie de mon programme sur la social-économie. Ne pas séparer le social de l’économique, c’est vital. Voir l’économique servir le social, c’est précieux », a-t-il rappelé à un journaliste de La Provence qui l’interrogeait.

Seconde étape de la journée : l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence. Comme à son habitude, François Bayrou avait donné rendez-vous aux habitants pour un dialogue direct de près de deux heures. Face à l’affluence record – plus de 1.000 personnes pour un amphithéâtre de 500 places – deux autres salles ont été ouvertes. De très nombreux étudiants avaient notamment fait le déplacement.

Pédagogue, le président du Mouvement Démocrate a expliqué la crise des dettes souveraines en revisitant Magritte. « Ceci n’est pas 10 euros », a-t-il pointé en sortant un billet de sa poche. « Chacun se dit, ‘avec ça, je peux acheter six litres d’essence, dix baguettes de pain, six tickets de métro à l’unité ou cinq kilos de pommes’. Mais, en réalité, ce n’est qu’un bout de papier », a-t-il souligné. « Ceci n’est 10 euros que parce que nous croyons que c’est 10 euros. La monnaie, c’est uniquement de la confiance. A partir du moment où les dirigeants européens ont accepté l’idée qu’un pays de la zone euro pouvait ne pas rembourser ses dettes, cette confiance a disparu », a-t-il alors déploré.

Pour lui, la responsabilité de la crise de la dette incombe aux gouvernants. « Ce n’est pas la faute des marchés si un certain nombre de pays européens ont emprunté tellement qu’ils ne sont plus capables de rembourser. La situation de surendettement, ce n’est pas la faute des banques. Ce sont les Etats qui en sont à l’origine », a-t-il analysé devant des participants très attentifs.

« Tant qu’on entretiendra l’idée que c’est la faute des marchés, du capitalisme, des banques – elles avaient une part de responsabilité en 2008, aujourd’hui ce n’est pas leur crise –, tant qu’on entretiendra l’idée que c’est la faute des autres, on ne sera pas en mesure de relever les défis de notre crise à nous, de notre temps », a-t-il prévenu, avant de détailler les grandes lignes de son projet présidentiel, et tout particulièrement « la nécessité de se remettre à produire en France » pour résorber le déficit du commerce extérieur.

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