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Paupérisation des étudiants

La paupérisation touche les étudiants… et gravement. Cette semaine au moins trois informations, en apparence sans lien entre elles, illustrent malheureusement la gravité de la situation.

Première information : L’Agoraé, – Projet solidaire et citoyen à Lyon.

Le premier objectif de ce projet est de lutter contre la paupérisation du milieu étudiant et de proposer des produits d’épicerie à bas prix aux étudiants les plus démunis. De l’avis de tous il s’agit d’une initiative noble et généreuse appelée à se développer dans d’autres universités.

Bonne nouvelle ?  On ne peut s’empêcher de penser à l’initiative qui se voulait temporaire d’un certain Michel Colucci. C’était il y a 26 ans !

Deuxième information : Prostitution estudiantine.

On assiste à une recrudescence de la prostitution chez les étudiantes et chez les étudiants. Les experts ont du mal à appréhender ce phénomène et encore moins à le quantifier. Certains avancent qu’un(e) étudiant(e) sur sept pourrait se prostituer pour financer régulièrement ses études ou faire front à des difficultés économiques passagères.

Troisième information : Les étudiants renoncent aux consultations médicales pour des raisons financières.

Des études montrent qu’ils sont 34% dans ce cas.  90% des étudiants avouent avoir recours à l’automédication et se débrouiller tant bien que mal avec les informations et produits disponibles sur internet pour se soigner sans frais.

 

La paupérisation c’est l’appauvrissement progressif et continue d’une population avec comme étape ultime l’extrême pauvreté, plus simplement appelée la misère. Une partie des étudiants sont déjà dans la misère et la rigueur qui s’annonce va encore aggraver leur situation. D’autres renoncent purement et simplement à faire des études, la plupart malheureusement pour vivre d’autres types de précarité sans beaucoup d’espoir de s’en sortir sans qualification.

Les gouvernements successifs ont essayé d’enrayer le phénomène, sans grands succès, à coup de mesures tardives ou mal appropriées. Par manque de moyens, par manque d’appréciation de la situation, par manque des deux. Il est grand temps de réagir si l’on ne veut pas désespérer une jeunesse dont notre nation à plus que jamais besoin.

 

 

 

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