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26 octobre 2011 « Il n’est pas besoin de recapitalisation pour que l’on assure la solidité dans la zone euro »

François Bayrou a répondu mardi 26 octobre à la question du quotidien Les Echos, à savoir ce qu’il ferait s’il devait gérer en tant que Chef de l’État le sommet européen du mercredi 27 octobre. Il a appelé de ses voeux « une réponse systémique » qui soit une « réponse d’ensemble pour mettre en échec les attaques contre la dette souveraine de la zone euro ».

« Si j’étais président, je souhaiterais avant toute chose que la zone euro trouve à ces crises une réponse systémique et non la recherche de solutions au coup par coup », a expliqué François Bayrou.

« Je suis très sceptique vis-à-vis de cette idée qui consiste à résoudre un jour la dette grecque, l’autre la dette portugaise, puis la dette italienne », a-t-il résumé. « Il nous faut une réponse d’ensemble pour mettre en échec les attaques contre la dette souveraine de la zone euro », a-t-il demandé.

« La situation doit-elle amener à recapitaliser les banques s’est-il interrogé. « Il n’est pas besoin de recapitalisation pour que l’on assure la solidité dans la zone euro », a-t-il affirmé. « Cette fois, ce n’est d’ailleurs pas la faute des banques qui n’ont fait que répondre à la pression des États », a déclaré le président du MoDem.

« La seule question aujourd’hui est d’accepter la mise au point d’un mécanisme qui garantisse la validité des titres et des engagements liés à la dette souveraine des États », a-t-il affirmé. « Si j’avais été, depuis le début, en situation de responsabilité – cela fait des mois que nous sommes en lévitation -, j’aurais fait en sorte que les titres de dette des États les plus fragiles soient échangeables contre des titres de dettes à taux modérés de pays à l’économie plus solide », a-t-il dit.

« L’entente franco-allemande est bien sûr essentielle, mais l’Europe ne peut seulement se diriger à deux, au risque d’apparaître comme un condominium », a-t-il déploré. « La zone euro est un ensemble qui doit être celui de la solidarité », a conclu François Bayrou.

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