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Affaire Squarcini : « En ne prenant aucune décision, le gouvernement s’entache du soupçon de complicité »

Yann Wehrling, porte-parole du Mouvement Démocrate et membre du Shadow cabinet, a estimé mardi 18 octobre que le gouvernement devrait suspendre le patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, après sa mise en examen. « La thèse discutable de ne prendre aucune mesure » est « moralement et politiquement indéfendable et inacceptable », a-t-il déclaré.

« Le gouvernement, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur soutiennent la thèse discutable de ne prendre aucune mesure vis-à-vis de Bernard Squarcini, ce qui est peut-être juridiquement valable mais moralement et politiquement indéfendable et inacceptable », a expliqué Yann Wehrling.

« Il s’agit du directeur d’un service travaillant sous le contrôle de l’autorité judiciaire », a-t-il souligné. « Ne pas tenir compte de la mise en examen, c’est un peu faire fi de l’ordre judiciaire », a-t-il fait valoir.

« On voit bien d’autre part qu’il y a deux poids deux mesures dans cette affaire puisque pour d’autres hauts fonctionnaires, des sanctions ont été prises dans le passé pour des faits plus mineurs », a-t-il ajouté citant notamment l’exemple du préfet de la Manche, muté en 2009 après une visite chahuté de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô.

« On a entendu des responsables de l’opposition demander la démission de M. Squarcini », a-t-il remarqué. « Soyons prudent, cela ferait un précédent assez ennuyeux. A ce stade-là, nous pensons que le gouvernement serait bien inspiré de prendre une mesure de suspension », a jugé Yann Wehrling.

« En ne prenant aucune décision, le gouvernement s’entache du soupçon de complicité dans cette affaire », a-t-il conclu.


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