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Dette: « Grèce, Espagne, Italie… au bout du chemin il y a la France ! »

François Bayrou est intervenu sur le risque d’un défaut partiel de la Grèce, en session plénière de l’Assemblée nationale, mercredi 12 octobre.

« Monsieur le Ministre des Affaires européennes,

Ça n’est pas porter atteinte à la considération et à l’amitié que beaucoup d’entre nous ont pour vous, que de souligner en préalable que, à la veille d’un Conseil européen que tout le monde indique comme crucial, dans un des moments les plus dangereux de l’histoire de l’Union et de l’histoire de beaucoup de pays qui la forment, au moment où tant et tant de questions se posent sur la politique qui va être suivie et où la plupart de nos concitoyens ne savent pas quels sont les grands choix qui sont sur la table, il n’aurait pas été inutile que le premier ministre et que le ministre des Affaires étrangères et européennes soient présents dans ce débat.

J’approuve et nous sommes nombreux à approuver les propos qui sont les vôtres sur les intentions. Mais il se trouve que les bruits que tout le monde entend sur les décisions qui se préparent, sur la restructuration des dettes et de la recapitalisation des banques ne vont pas du tout dans le sens de ce que vous dites. Ce qui se prépare nous dit-on – j’espère que c’est une erreur – c’est l’organisation d’un défaut partiel de la Grèce. Si vraiment c’est la voie qui est choisie, à hauteur de 50 ou 60 pour cent de déclaration de l’incapacité de la Grèce à rembourser sa dette, alors je vous le dis avec certitude : vous initiez, vous faites débuter un mouvement de contamination, du soupçon et de la défiance, qui ne s’arrêtera pas à la Grèce, qui ira naturellement vers d’autres pays.

Vous avez cité l’Espagne et l’Italie, au bout du chemin il y a la France. Alors, je voudrais que, si possible, vous nous rassuriez, Monsieur le Ministre, sur les décisions qui vont être prises et sur l’exclusion qui devrait être la nôtre de toute hypothèse de défaut partiel de la Grèce. »

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