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Crise des fruits et légumes : « une stratégie du renoncement »

Marc Fesneau, Secrétaire général du Mouvement Démocrate et responsable de l’Agriculture au sein du Shadow cabinet, a réagi aux mesures annoncées le 7 septembre par Bruno Le Maire pour résoudre la grave crise des que connaissent les producteurs de fruits et légumes français.

« Ce plan symbolise, y compris par son contenu une seule stratégie : celle du renoncement », a-t-il déclaré.

« Voilà plus de 30 années que, été après été, les producteurs de fruits et légumes alertent sur la situation de leur secteur économique. Voilà plus de 30 années que tous les gouvernements répondent à l’urgence, dans l’urgence, et nous font de vaines promesses. Voilà plus de trente années que des producteurs de fruits et légumes cessent leur activité, que des vergers sont arrachés, des outils démantelés et que lentement c’est un secteur tout entier qu’on laisse disparaître », a analysé Marc Fesneau. « Comment accepter cela quand, dans le même temps, nos partenaires européens comme l’Allemagne construisent une agriculture forte ? » s’est-il interrogé.

« Le plan présenté prévoit, sur les 25 millions d’euros, 15 millions de mesures dites conjoncturelles. Auxquelles s’ajoutent 4 millions d’euros de mesures destinées à vrai dire à accompagner la cessation d’activité », a-t-il repris. « Près de 80 pour cent des moyens alloués dans ce plan ne répondent pas à autre chose qu’aux conséquences, et non aux causes du mal », s’est-il indigné. « Comment peut-on prétendre sauver toute une filière avec 6 millions d’euros ? » a-t-il mis en avant.

« Les problèmes structurels de cette filière tiennent tout d’abord à la trop grande concentration de la distribution et à l’inégale répartition des marges entre acteurs de cette filière », a analysé le Secrétaire général du MoDem. « Elles tiennent peut-être surtout au différentiel de compétitivité du fait de distorsions de concurrence intra-communautaires. Sur le coût du travail mais également sur certaines normes environnementales », a-t-il expliqué. « C’est à ce différentiel qu’il faudra s’attaquer à la fois en termes de règles communautaires et de normes et contraintes françaises », a-t-il conclu.

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