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« C’est à la zone Euro et à la Banque centrale européenne de jouer le rôle de garantie pour l’avenir de la Grèce »

François Bayrou a été reçu à sa demande par le président Nicolas Sarkozy, lundi 25 juillet, devant lequel il a plaidé pour une Europe « coopérative » qui mutualiserait tout ou partie de la dette des États pour sauvegarder durablement la zone euro.

« J’ai dit au président que je trouvais que l’accord conclu (au sommet de la zone euro pour sauver la Grèce, NDLR) n’était pas très rassurant pour l’avenir » même si « la manière dont on a organisé la défense de la Grèce est légitime », a expliqué François Bayrou à l’issue de son entrevue. « Je suis très frappé de voir qu’on a demandé aux pays de la zone euro de prendre une part de la dette. En France, c’est 15 milliards de dettes qui vont être inscrits », a poursuivi le responsable centriste, qui juge qu’il ne s’agit pas d’une bonne méthode.

« La méthode que l’on aurait pu souhaiter, c’est que la zone euro elle-même et la Banque centrale (européenne) jouent ce rôle de garantie pour l’avenir de la Grèce », a-t-il indiqué en comparant l’Europe à une coopérative agricole. « Quand dans une coopérative l’un des agriculteurs est en difficulté, c’est à la coopération que l’on demande de jouer les intermédiaires et d’apporter une garantie auprès des banques, pas aux agriculteurs », a fait valoir le député des Pyrénées-Atlantiques pour qui l’Europe devrait se comporter comme « une coopérative ». « La zone euro et la Banque centrale européenne, qui n’ont pas de dettes, devraient assumer la mutualisation de tout ou partie des dettes », a-t-il insisté.

Le président du MoDem a également expliqué avoir abordé avec le président Sarkozy la question de la « dépendance » et celle de l’éventuelle inscription de « la règle d’or », pour un retour progressif à l’équilibre budgétaire, dans la Constitution. « J’aurai souhaité une déclaration ou une règle plus simple et plus lisible que celle qui est arrêtée » mais j’ai dit au président que « si cette discussion venait devant le Congrès de Versailles, je voterais cette disposition », a-t-il annoncé.

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