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« L’Union Européenne est la seule institution mondiale qui pourrait permettre de sortir de la crise grecque »

Jean-Luc Bennahmias, député européen du Mouvement Démocrate et membre du Shadow Cabinet, était l’invité de France Inter mercredi 6 juillet. Il a appelé à « remettre un peu d’ordre environnemental, social, fiscal au niveau des frontières européennes » et mis en garde contre le « détricotage généralisé des politiques publiques européennes actuel ».

A propos de la sortie de crise, « on a beaucoup parlé du FMI, mais il y a aussi l’Organisation Mondiale du Commerce ! » s’est exclamé Jean-Luc Bennahmias. « Je ne vois pas d’autres structures, dans le cadre de la mondialisation, qui pourrait permettre de réguler, » a-t-il constaté.

Il a par ailleurs regretté que la Commission fasse à l’heure actuelle « de bonnes propositions, mais les Etats membres refusent absolument ». Il faut « remettre un peu d’ordre environnemental, social, fiscal au niveau des frontières européennes », a-t-il appelé.

« On a en Union Européenne des règles qui sont excellentes pour les produits de l’Union », a-t-il indiqué. « Mais quand les produits arrivent de l’extérieur, on ne leur demande rien ; ça n’est pas possible », a regretté le député européen. « Il y a une distorsion totale de concurrence et elle est dans ce cadre-là faussée et totalement non-libre ! » s’est-il exclamé. « Il faudrait permettre aux pays en devenir comme l’Inde, le Brésil et la Chine, de s’activer complètement et de rentrer dans ce système de régulation et de redistribution », a-t-il proposé.

« Ce que vivent aujourd’hui les populations grecques et bientôt portugaises est exactement l’exemple de la non régulation », a-t-il analysé. « On demande aux populations grecques de rembourser des déficits qui ont eu lieu, mais on ne demande pas aux grandes entreprises industrielles ou à l’Eglise orthodoxe qui est extrèmement puissante et riche » de le faire, a affirmé Jean-Luc Bennahmias.

Par ailleurs, il a regretté que « l’Union Européenne n’avance pas sur ses deux pieds en ce moment ». « Or, c’est la seule institution mondiale au sens continental qui pourrait se permettre de le faire », a-t-il rappelé.

Mais « on assiste à un détricotage des politiques publiques européennes, » a-t-il constaté. « En ce moment, la Commission fait des propositions qui sont intéressantes pour avoir une vraie politique budgétaire commune, mais les Etats-membres, dont le nôtre, ne veulent pas et souhaitent baisser le budget », a-t-il fustigé. « Il faut arrêter d’avoir des modes de production qui soit Etat Nation par Etat Nation », a demandé le député européen.

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