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La sécheresse, comme en 1976 ?

La sécheresse , un risque vital pour les petits éleveurs,  simplement un risque économique pour les céréaliers,  et un enjeu écologique…

La sécheresse en 2011 nous ramène à celle de 1976 et son « impôt sécheresse » …

Cette vague que nous subissons depuis des semaines est bien sûr une gène pour nous particuliers, mais elle est catastrophique pour les petits éleveurs. Non seulement ils vont y laisser leurs maigres économies pour acheter du fourrage, mais quand ils n’en auront plus les moyens et que bien sûr leurs bêtes vont s’amaigrir faute d’une nourriture suffisante, là ce sera pour eux  la catastrophe.

Pourquoi ? Ils seront alors obligés de vendre à des prix dérisoires une partie de leurs animaux amaigris pour couvrir les frais de ceux qui restent. dérisoires.

Et c’est là où il devient important de se rappeler ce qui c’est passé en 1976 et son impôt sécheresse :

Les gros éleveurs, qui eux ont des moyens, achètent ce bétail à des prix (vous vous imaginez le chantage…) les plus bas possible. Et leur cheptel grossit…

Puis, comme en 1976, le gouvernement décide de mettre en place, exceptionnellement, un impôt appelé « Impôt sécheresse » prélevé sur l’ensemble des Français mais redistribué en partie aux éleveurs, sous forme de prime à la tête de bétail.

Voilà comment certains ont gagné beaucoup d’argent, en achetant à prix bas puis en touchant une prime et pour finir ont vendu à un poids convenable leurs animaux (à nouveau bien nourris) aux abattoirs. Je ne parlerai pas des céréaliers, même si bien sûr ils seront touchés faute de « quotas », qui ont revendus en 76 leur paille (qu’ils brûlaient habituellement sur place ). Il faut dire que c’est une filière qui est largement subventionnée.

Il me semble donc important et dès à présent, que le gouvernement, mais aussi la Région et enfin le Département mettent tout en œuvre pour une mobilisation de solidarité de ces filières vers les petites exploitations.

Ce sont eux et nous en avons dans notre département et notre région, qui ont toujours privilégié la QUALITE à la QUANTITE. Sans oublier qu’il est important pour nos enfants et notre population que nous favorisions partout où cela est possible, la consommation des produits de proximité.

Guy Torreilles

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